Beware the Frog

A une époque je voulais lancer un blog sur les jeux vidéo, et voici le résultat ; je ne poste plus tellement dessus, donc il ne sert pas à grand chose, mais je ne peux pas me résoudre à le fermer.

24 juil. 2006

Hitman: Blood Money (PS2) ★★★

Je ne sais pas s’il manque quelque chose au niveau de l’ambiance ou si c’est moi, donc j’éviterai de juger cet aspect (je n’ai jamais accroché aux Soprano, par exemple, les films de mafieux m’emmerdent, mais pourtant je trouve l’idée de jouer un tueur à gages assez intéressante, a priori) ; ce que je peux dire, c’est que le gameplay n’est pas assez naturel pour que je rentre vraiment dedans. Quand on a regardé Alias pendant des années, on a certaines attentes, certains réflexes, quand il s’agit d’infiltration et d’élimination.

Pourquoi est-ce que c’est si difficile de “viser” avec la corde pour étrangler une victime, et pourquoi est-ce que ça devient impossible dès qu’on a le malheur d’être repéré ? Pourquoi on ne peut pas filer un coup de seringue en douce à sa cible quand on la croise dans un couloir, ou placer une petite bombe discrètement, sous le nez de tout le monde ? Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas bloquer une porte après avoir caché un cadavre derrière ? Pourquoi ce putain de silencieux n’est pas silencieux ? Oh, je sais pourquoi : parce que ça serait trop facile, et qu’il faudrait beaucoup plus de boulot pour concevoir les missions.

C’est dommage, parce qu’elles sont intéressantes et variées, et que les décors sont superbes — mais, encore une fois, l’artificialité du jeu me saute tellement aux yeux que je m’identifie autant au personnage principal que si je jouais à Tetris. Le plus gros reproche que je ferais à ce jeu, en fait, c’est de vouloir donner l’impression d’être réaliste et ouvert, alors que c’est juste un jeu d’énigmes où chaque énigme a deux ou trois solutions écrites au lieu d’une. Je crois que je préfère encore la linéarité assumée d’un Tomb Raider.

(L’univers et l’histoire d’Alias, malgré tous leurs défauts, pourraient donner lieu à une série de jeux géniaux, au passage. Mais ce n’est pas comme ça que ça marche.)

 

21 juil.

Shadow of the Colossus (PS2) ★★★★★

Ca doit faire plus d’une semaine que j’ai fini le jeu, et que je réécris régulièrement le brouillon de ce post en écoutant la bande originale en boucle (entre deux podcasts).

Alors je crois que je vais faire court, et résumer : si je travaillais chez Sony, je proposerais des miyards aux développeurs de ce jeu pour qu’ils fassent une version spéciale PlayStation 3, avec des graphismes améliorés (et sans ralentissements) et quelques bonus comme un monde un peu moins vide, quand même, et la possibilité de jouer le jeu dans la peau de chaque colosse (vue l’une des séquences finales, je trouve ça vraiment bizarre qu’ils n’y aient pas pensé). Mais je ne crois pas que ce soit le genre du développeur, et c’est bien heureux parce que je ne suis pas près d’avoir les moyens de me payer une PS3.

Reste un jeu unique et marquant, dont les qualités ne se limitent pas à la direction artistique (le contrôle du personnage, un peu déroutant au début, devient vite tellement naturel qu’on a le sentiment d’être vraiment là, accroché aux poils du crâne d’un géant, cent mètres au-dessus du sol) et qu’on a envie de revisiter de fond en comble une fois par mois, de préférence sur grand écran avec le son à fond dans les oreilles.

 

20 juil.

  • Après une semaine à écouter les meilleurs podcasts que j’ai pu trouver (pour résumer : si vous voulez faire un podcast, vous devez avoir une voix sympathique, savoir parler plutôt que lire votre texte, et vous devez apporter quelque chose de plus qu’un blog écrit — par exemple, avoir plusieurs personnes qui discutent, plutôt qu’être tout seul devant votre micro) je suis passé aux vidéoblogs, et je n’en reviens pas qu’ils soient si nombreux à imiter le style et les défauts des mainstream media plutôt que de s’en dissocier. Et vas-y que je me la joue MTV…

  • Bien que ça puisse paraître contradictoire avec ce que je viens d’écrire (parce que la nouvelle présentatrice vient tout droit de MTV, justement), je préfère largement Rocketboom sans Amanda Congdon — mais toujours pas au point de regarder régulièrement. Et je ne me lasse pas du show de zefrank.

  • A propos, la voix de Molly dans le podcast Buzz Out Loud me rappelle furieusement quelqu’un, et j’aimerais bien savoir qui. La voix, la façon de parler, le rire, tout, c’est comme si elle me rappelait quelqu’un que je connais depuis toujours, mais il n’y a aucune anglophone que je connaisse depuis toujours.

  • Tout ça en préparation du lancement de la formidable GarooTV, un jour prochain ou pas si prochain du tout. Et je suis en train de me faire de plus en plus à l’idée de commencer plutôt par un simple podcast (c’est beaucoup plus simple, moins de matériel, moins de logiciel, moins de travail), donc si jamais ça vous tente, hypothétiquement, de participer via Skype ou assimilé à une table-ronde hebdomadaire (ou plus) parlant de web, de cinéma, de jeux, de télé ou de technologie, eh bien… vous pouvez toujours commencer à faire signe.

  • Ce n’était pas Pet1te 4nglaise qui avait posté, il y a longtemps (à l’époque où je la lisais), des choses assez gratinées sur son supérieur hiérarchique, limite harcèlement sexuel ? (D’après E0las la lettre de licenciement fait référence à des articles qu’elle aurait postés puis supprimés en reconnaissant qu’ils étaient professionnellement risqués.)

  • Il manque quelque chose au goût du Sprite Light. Mais je me demande si c’est ma mémoire qui me joue des tours ou juste que c’est le goût du sucre qui manque.

 

19 juil.

  • God of War 2 Boss Revealed (spoilers !). Mais, depuis que j’ai lu l’article précédent, expliquant pourquoi le créateur de l’original ne veut pas toucher à la suite, je suis moins optimiste.

  • J’écoute des podcasts depuis une semaine (notamment les archives complètes de 4cr et CAGcast, mais celui d’Engadget n’est pas mal non plus), je me demande si je veux vraiment infliger un podcast / vidcast de plus à la planète : c’est vrai que ça bouffe du temps, ces conneries.

  • Si mon réfrigérateur en est déjà à causer des petites coupures de courant et faire des bruits inquiétants au redémarrage, est-ce que ça veut dire qu’il est trop tard, ou je peux encore gagner du temps en le désencastrant et en ouvrant la porte du placard sous l’évier pour aérer ? (C’est quoi, aussi, cette idée idiote d’encastrer les frigos ? C’est contraire à toutes les lois de la thermodynamique ,) Quand je vois le mal que j’ai à joindre mon propriétaire en temps normal, j’ai peur de devoir attendre deux mois pour remplacer mon frigo s’il crève en plein été.

 

15 juil.

Prince of Persia : Les sables du temps (PS2) ★★

Jouer à celui-ci après avoir joué au plus récent L’âme du guerrier est une grossière erreur : même si les deux jeux ont globalement les mêmes qualités et défauts, le système de combat a énormément changé entre-temps, et les combats des Sables du temps sont tellement pénibles qu’on a abandonné aux alentours de 30% ou 40% du jeu (alors qu’on avait persisté bien plus longtemps dans L’âme du guerrier, malgré ces foutues séquences de Dahaka).

Mais, même si on met de côté les combats, ça ne sauve pas le jeu — au moins, pas en 2006. Il y a un peu plus une histoire, mais pas tant que ça ; le personnage secondaire qui vous accompagne, c’est sympa, mais son intelligence artificielle et ses talents en combat sont bien trop limités (et je n’en reviens pas que les développeurs de jeu ne s’aperçoivent pas à quel point c’est insupportable d’entendre un personnage répéter les trois mêmes phrases toutes les cinq minutes — même dans God of War, ça arrive un peu) ; les niveaux sont passablement monotones (et je réalise que c’est fidèle à l’histoire et au concept de Prince of Persia, et que tous les jeux ne peuvent pas être aussi variés que Tomb Raider, mais c’est quand même lassant).

Et, en bonus, un truc qui me gêne toujours : les énigmes trop artificielles. A un moment, on traverse la ménagerie et on se retrouve face à une porte fermée, et il faut déplacer un bloc dans une des cages pour découvrir une fissure dans le mur, par laquelle un personnage suffisamment svelte peut passer pour se retrouver dans une seconde cage, sans porte, dans laquelle se trouve l’interrupteur qui ouvre la porte pré-citée. Je répète : l’interrupteur pour ouvrir une porte se trouve dans une cage pour animaux, qui n’a pas de porte et dans laquelle on peut seulement entrer par une fissure dans le mur d’une autre cage. (Et, au passage, des interrupteurs pour ouvrir les portes ? Des interrupteurs d’un mètre par un mètre et qui brillent dans le noir, pour ouvrir les portes dans l’ancienne Perse ?) C’est vraiment très difficile pour moi de ressentir la moindre immersion dans un jeu quand les niveaux sont conçus de façon aussi naturelle qu’une grille de sudoku. (Tomb Raider me fait un peu le même effet, d’ailleurs, avec des corniches et des perches placées un peu partout de façon trop parfaite ; God of War s’en sort mieux, les éngimes étant explicitement conçues par un deus ex machina comme des épreuves, façon Indiana Jones.)

 

3 juil.

God of War (PS2) ★★★★★

En un mot : wooooooooooooooo.

En deux mots : ultimate badass. (Ouais, c’est des mots anglais, et alors, c’est mon blog.)

Tant qu’on y est, est-ce que quelqu’un quelque part aurait un Shadow of the Colossus à prêter ? (De préférence un quelqu’un qui soit sur Paris. Et que je connaisse déjà, parce que je ne vais quand même pas rencontrer un inconnu juste pour me faire prêter un jeu, je suis bien plus cher que ça.) Parce que mon camarade de jeux (hee, sounds naughty) est tout décidé à le détester d’avance, alors ça serait dommage de dépenser soixante euros pour rien si jamais il s’y tient.

Et là, vous me demandez, ça faisait combien de temps que je n’avais pas mis cinq étoiles sur un article ? Enfin, c’est moi qui me le demande, alors maintenant que j’ai ouvert phpMyAdmin autant écrire le résultat : c’était pour les épisodes 1.11 à 1.9 de Veronica Mars — juste avant que la fin de saison me décourage de chercher à voir la suite.

Et, avant ça, c’était la fin de saison 3 de Six Feet Under. Ce qui me fait penser que je devrais peut-être me décider à regarder la 4, finalement.

 

1 juil.

Prince of Persia : L’âme du guerrier (PS2) ★★★

J’hésite encore sur la note à donner, parce que les défauts de ce jeu sont tellement gonflants que je n’aurais jamais avancé aussi loin seul (ni sans la solution), mais d’un autre côté je trouve que l’immersion marche infiniment mieux dans ce jeu que dans Tomb Raider : les décors et les énigmes sont moins artificielles et les mouvements et le contrôle du personnage font beaucoup plus vrai (peut-être aussi parce que ça me gêne moins, par principe, qu’un prince aux pouvoirs magiques puisse grimper aux murs, plutôt qu’une aventurière contemporaine fasse des sauts périlleux sans faille juste par le pouvoir de ses seins). Le côté répétitif et à force claustrophobique du décor, les scènes de course-poursuite (bien plus intéressantes, même si elles sont trop dures, que les cinématiques “interactives” ridicules de Legend dont je n’ai jamais aimé le principe — c’est bien une preuve de la réussite des mouvements du Prince qu’on puisse faire l’équivalent de façon vraiment, complètement interactive… même si certaines caméras mal placées créent des difficultés qui n’ont pas lieu d’être), la fausse fin, tout ça est très réaliste et cohérent… mais un peu chiant, aussi. Du coup, on ne l’a pas fini, mais je ne regrette pas du tout d’y avoir joué.

J’espère avoir l’occasion de jouer plus tard à Prince of Persia : Les sables du temps, qui doit avoir toutes les qualités de celui-ci sans les défauts. (Je suis un casual gamer, le fait que le jeu soit plus court et un peu moins difficile n’est pas un inconvénient, de mon point de vue.)

 

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