A une époque je voulais lancer un blog sur les jeux vidéo, et voici le résultat ; je ne poste plus tellement dessus, donc il ne sert pas à grand chose, mais je ne peux pas me résoudre à le fermer.
Un game designer de Spore (et Civilization 3 et 4) réagit aux récentes initiatives anti-occasion de plusieurs éditeurs de jeux (on ne peut obtenir les maps multi de Gears of War refaites pour Gears 2, ou la chaîne Wii Speak de Nintendo, qu’en achetant le jeu ou l’appareil respectif neuf) avec plusieurs arguments ésotériques, et termine par le point pragmatique que j’ai toujours envie de hurler à ma radio quand j’entends un développeur se plaindre qu’une vente de jeu d’occasion est une vente perdue pour lui :
Le marché du jeu d’occasion augmente la perception de la valeur des jeux neufs.
De nombreux facteurs entrent en jeu lorsqu’un consommateur doit décider si l’achat d’un jeu donné vaut la somme demandée, et l’un de ces facteurs est la valeur anticipée de sa revente. En d’autres termes, les gens vont payer plus pour un jeu neuf s’ils savent qu’ils peuvent récupérer une partie de a somme en le ramenant dans un magasin. Et cette perception de valeur supplémentaire existe même si le consommateur ne va pas revendre le jeu au final. Wizards of the Coast a admis depuis longtemps que l’existence d’un marché d’occasion pour les cartes Magic a beaucoup aidé le marché du neuf, parce que les acheteurs perçoivent les cartes comme ayant une valeur monétaire.
Il faut reconnaître qu’aux Etats-Unis la chaîne de magasins GameStop a bien cherché ce qui va lui arriver, en dissuadant ouvertement les clients d’acheter les jeux neufs, parce qu’ils font une bien meilleure marge sur les ventes d’occasion ; mais, comme dans l’édition musicale, c’est toujours désespérant d’entendre une voix raisonnable en la personne d’un producteur de contenus, et de savoir que les businessmen qui gouvernent l’industrie sont physiquement incapables de l’entendre.